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Les Pygmées Baka du Cameroun


Franco Zecchin

Les Pygmées Baka du Cameroun sont connus comme une des dernières populations du monde à vivre encore de la chasse et de la cueillette. Le sort des Pygmées dépend étroitement du devenir de la forêt équatoriale; dans cet écosystème vulnérable par excellence, et très rapidement perturbé dès lors qu'il est abusivement exploité, l'interdépendance des hommes et du milieu est une donnée fondamentale. Les Pygmées Baka vivent traditionnellement selon une économie fondée sur la chasse et la collecte, c'est-à-dire basée sur l'exploitation des ressources naturelles, sans transformation du milieu par l'agriculture ou l'élevage. Le seul animal domestique est le chien. Les sociétés Baka sont caractérisées par l'absence de spécialisation, chaque membre de la communauté étant capable de fabriquer les objets dont il a besoin. Toutefois les Baka ne transforment ni le métal ni l'argile, obtenant par des échanges avec les sociétés voisines les ustensiles de première nécessité (marmites, couteaux, fers de hache et de sagaie). Il vivent en campement, dans des huttes végétales hémisphériques. Ces campements sont temporaires et durent rarement plus de quelque mois. Mobiles, leurs déplacements s'effectuent toujours à l'intérieur d'une aire particulière de forêt, territoire restreint aux limites définissables. Dans tous les cas, une des extrémités de ce territoire est le village des agriculteurs avec lesquels les membres du camp effectuent leurs échanges. Une grande simplicité de moyens caractérise la technologie: peu d'objets mais avec une large gamme d'emploi. L'approvisionnement est assuré grâce aux produits forestiers et c'est la quête alimentaire qui occupe la plus grande partie du temps. Les activités sont très souvent collectives mais elles ne sont jamais dirigées par un chef. Célèbres pour leurs prouesses à la chasse à l'éléphant, les Baka se nourrissent cependant surtout de mammifères plus communs, potamochères et céphalophes, ainsi que de rongeurs géants (porcs-épics, rats de Gambie) et singes arboricoles. Certaines de ces chasses sont individuelles (arbalète), d'autres mobilisent tous les hommes d'un camp (sagaie) ou bien plusieurs campements (battues aux filets), cependant que deux ou trois personnes suffisent pour capturer les porc-épics. Les produits carnés sont complétés par des produits de collecte, animaux et végétaux: tubercules d'ignames sauvages, feuilles de lianes, champignons, noix oléagineuses, chenilles, termites et larves de coléoptères dans le bois mort. On récolte également le miel des abeilles sauvages. Les femmes et les jeunes filles assurent principalement la collecte, mais il est fréquent que les familles conjugales partent ensemble récolter des noix ou ramasser des chenilles, tout comme il est usuel que les hommes, au cours de leurs chasse, recueillent tout ce qu'ils rencontrent en chemin. Mais la seule activité qui soit entourée d'autant d'attention que la chasse est la récolte du miel, qui nécessite de localiser des ruches à plus de 30 mètres au-dessus du sol et de grimper à l'arbre, avec une ceinture de liane, pour extraire les rayons à la hache. Ce sont les hommes qui se chargent de cette récolte. Les prises de chasse collectives font l'objet d'un partage entre les chasseurs ayant participé à encerclement et à l'abattage du gibier. Par contre, les produits de collecte, hormis le miel, ne sont pas systématiquement partagés mais seulement distribués en cas d'abondance. Les aliments sont rarement conservés. La viande peut être boucanée, généralement en vue d'«exportation» vers les villages; les chenilles sont séchées et peuvent être gardées quelques mois, de même que certaines graines oléagineuses. Mais ordinairement la récolte du jour est préparée et consommée dans les quarante-huit heures. La cuisson se fait à l'eau dans les marmites, ou bien à l'étouffée dans des emballages de feuilles disposés dans la braise ou suspendus au-dessus du foyer. Les plats préparés vont toujours par paire: d'une part une sauce qui contient la viande, les légumes (feuilles, champignon) et les condiments (graines et amandes, piment), d'autre part un féculent (igname, manioc ou banane plantain) qui constitue l'aliment de base. Ces plats sont partagés et largement distribués à l'intérieur du campement. L'unité socio-économique est le campement. C'est à ce niveau que les activités collectives s'opèrent; c'est aussi à ce niveau qu'ont lieu partage et distributions. Le campement est généralement constitué d'une dizaine de huttes formant un groupe assez restreint (de 30 à 70 personnes). Ce groupe compte un certain nombre d'hommes étroitement apparentés (des frères ou des cousins) mais aussi des parents de leurs épouses, ainsi que des soeurs avec leur mari. C'est l'aîné (père, oncle ou frère le plus âgé) qui bénéficie de l'autorité morale. Chaque groupe entretient avec les autres des relations nombreuses. Les groupes voisins se réunissent périodiquement, ce qui est l'occasion de grandes chasses collectives, mais aussi de nombreuses cérémonies et de danses rituelles. Les familles conjugales rendent souvent visite à leurs parents vivant dans d'autres camps, pour des durées allant de quelques jours à plusieurs mois. A ces occasions, les visiteurs participent à la vie quotidienne comme ils le font d'ordinaire dans leur campement d'origine. La mobilité des campements résulte d'une subtile combinaison de causes: appauvrissement des ressources alimentaires, mais aussi importance numérique du groupe, nécessité de visites, proximité de groupes voisins, et encore troubles sociaux ou décès. Au fil des mois, les communautés se regroupent ou se scindent alternativement, en un perpétuel mouvement de fusion et de fission. La chasse pèse d'un poids déterminant dans l'organisation sociale. En premier lieu parce qu'elle est l'activité qui mobilise les forces des membres de la communauté, en second lieu car c'est autour d'elle que se cristallisent les étapes du cycle de développement des individus ainsi qu'une partie des activités religieuses. En effet, on observe une étroite interdépendance des capacités de chasseur des jeunes gens, de leur aptitude au mariage et de leur participation aux grandes chasses aux mammifères prestigieux (éléphant). Plusieurs rituels encadrent les activités de chasse, propitiatoire aussi bien qu'expiatoires. La seconde activité d'importance est la récolte du miel, pourvu d'une haute valeur symbolique car considéré comme liqueur de vie. La récolte du premier miel de la saison est précédée de rituels collectifs. Les rituels religieux sont liés à l'incertitude économique; ils concernent principalement la chasse mais jamais la collecte (ni végétaux, ni insectes). Les cérémonies les plus importantes sont celles qui suivent les levées de deuil et l'implantation d'un nouveau campement: ce sont de grandes manifestations très sacrées, réunissant un grand concours de population aux cours desquelles l'Esprit intervient lui-même (soit par un masque de raphia, soit par des sons de trompes). Ces rituels sont toujours d'une grande importance dans l'organisation socio-économique car ils marquent la réaffirmation de la communauté autour de son dieu après une crise grave. Chaque groupe pygmée entretient des relations économiques exclusives avec des lignages ou des familles de Grands Noirs (villageois non pygmées, qui vivent dans la même forêt équatoriale). Les chasseurs-collecteurs apportent à ces villageois une partie de leurs prises en gibier, ainsi que certains produits comme du miel ou des chenilles, et reçoivent en retour de l'outillage en fer (lames de hache, de sagaie, couteaux....), des marmites (en poterie ou en aluminium), du tabac, de l'alcool, mais aussi des produits agricoles (féculents: manioc, banane plantain). Saisonnièrement, les hommes pygmées participent au défrichage des nouveaux camps (abattage), et leurs femmes aident les femmes villageoises pour des tâches de récoltes ou de transport. Ordinairement, les deux communautés sont indépendantes en ce qui concerne leur fonctionnement social: ainsi la parenté, l'organisation sociale et la religion sont différentes. Le schéma équilibré des relations villageois/Pygmées n'existe plus; la période contemporaine est caractérisée par l'envahissement de la fôret. C'est la fôret elle-même et son sous-sol qui sont convoités, attirant des populations étrangères à la région, qui s'y installent pour y travailler: exploitation du bois, plantations industrielles de rente (café, cacao, hévéa, palmier), ainsi que mines d'or et de diamant Les grandes tendances du développement économique des régions forestières influencent directement le style de vie des habitants de la fôret. L'exploitation du bois a pris un développement considérable ces quinze dernières années et agit à deux niveaux sur une région. - L'impact écologique est évident, bien que paradoxalement «indirect»; c'est plus par la lourdeur de l'infrastructure que par l'abattage proprement dit que l'exploitation perturbe profondément l'écosystème en morcelant la forêt (ouverture des routes d'accès et aires de débardage). - L'impact socio-économique est non moins important. Les chantiers d'exploitation, généralement doublés d'une scierie, provoquent la création d'agglomérations d'ouvriers, avec une majorité d'étrangers à la région exploitée, elle-même généralement sous-peuplée. De plus, ces nouveaux villages sont d'ordinaire établis dans des lieux auparavant inhabités ou à proximité de tout petits hameaux. Cet afflux de population entraîne une modification profonde des réseaux d'approvisionnement. Il en va de même lors de l'ouverture de plantations industrielles sur de vastes surfaces (café, cacao, hévéa, palmiers à huile). L'impact écologique, bien que différent de celui de l'exploitation forestière, peut être considérable si les surfaces sont très vastes (comme Hévécam au sud-ouest du Cameroun: 35.000 ha). Les implantations minières d'or et de diamant (Cameroun, RCA, Zaïre) provoquent également un accroissement conséquent de la population, lequel entraîne fréquemment un état d'insécurité, voire d'anarchie très grave. Les réactions des groupes pygmées à une telle situation sont assez diverses. On rencontre partout un continuum , depuis les campements conservant une économie d'échange de type traditionnel, jusqu'aux employés salariés. Si dans la majorité des cas les groupes Baka réussissent une insertion économique qui assure leur subsistance, les problèmes sociaux ne manquent pas et sont souvent graves. Ils se manifestent à plusieurs niveaux, dans les relations internes à la société, dans les relations avec les autres habitants des régions et, en dernier lieu, dans les rapports avec l'administration. En dehors des rares campements entièrement forestiers et des villages permanents de certains groupes devenus agriculteurs, l'habitat de la plupart des Pygmées laisse perplexe. En effet, la tendance générale a été une diminution sensible du rythme migratoire; des campements faits pour durer deux mois ont laissé place à des «villages» semipermanents où l'on vit plus longtemps d'affilée mais toujours dans des huttes ou de méchantes cabanes de palmes, rarement solides. L'elimination des déchets, simple en cas de semi-nomadisme, devient problématique lorsque l'on se fixe, de même que l'entretien des abords des points d'eau et, de ce fait, l'hygiène est précaire. L'habitat éphémère s'adapte mal à une vie durable. Traditionnellement acéphales, les ethnies pygmées se sont vues partout obligées d'accepter la tutelle administrative du chef de village, en même temps que l'évolution des rapports avec les villageois entraînait la nécessité d'un «chef», c'est-à-dire d'un interlocuteur responsable - celui à qui l'on donne des ordres. Dans un même temps, la sédentarisation favorisant l'ouverture des jeunes sur le monde moderne provoque des conflits fréquents entre générations, lorsque les jeunes refusent les conseils de leurs aînés. Là où prévalait une appropriation collective des ressources s'installe une individualisation des produits, qui gauchit les systèmes de partage et de circulation des biens. Les Pygmées se comportent actuellement vis-à-vis de l'administration ou des projets de développement, comme ils se sont toujours comportés vis-à-vis de leurs patrons villageois: un acquiescement de façade, quelque chose que l'on pourrait appeler «le oui du refus»: dire oui et rien faire, sinon se sauver. Il s'agit là d'une réelle stratégie, même si nul leader ne l'organise. Les Pygmées nous présentent l'image paradoxale d'une culture étonnamment puissante malgré son apparente fragilité. On ne peut que être admiratif devant la persistance de ces hommes dans leur mode de vie, à travers les siècles, en dépit des influences de l'histoire dont leurs langue gardent les traces. Les Etats seront rapidement confrontés à des graves problèmes écologiques, et le développement de ces régions dépendra de la manière dont ils seront abordés et des solutions qui y seront apportées. En effet, de nombreux problèmes conjoints se posent: enrichissement et valorisation des forêts après une première exploitation, protection des sols contre l'érosion, compétition entre maintien d'un couvert forestier ou mise en agriculture, conservation de la faune et de la flore et également paupérisation des paysans dans les zones exploitées. Les ministères compétents ont d'ores et déjà à planifier l'après-exploitation, à programmer des reboisements, à prévoir la mise en réserve de certaines des zones. Cependant les organismes internationaux (FAO, UNESCO et même Banque Mondiale) s'intéressent déjà à d'autres solutions, à d'autres conceptions, où l'on reconnaît l'importance écologique des couverts forestiers et les apports essentiels à l'équilibre régional (maintien hydraulique, protection contre les sécheresses), ainsi que l'existence de produits secondaires autres que le bois d'oeuvre ou la cellulose: diversité des ressources génétiques, aliments végétaux et animaux, produits pharmaceutiques, miel..... C'est dans la perspective d'une planification plus écologique de l'utilisation du milieu forestier que les communautés pygmées peuvent intervenir, globalement, par l'apport de leur immense savoir ancestral en matière d'écologie forestière, et pratiquement, en utilisant pour cette nouvelle exploitation leurs talents de forestiers professionnels (nul mieux qu'un Pygmée ne peut localiser les plantes médicinales ou les arbres à miel dans l'immensité de la forêt). On peut imaginer ainsi de les employer en priorité et en exclusivité comme prospecteurs, récolteurs de produits sauvages, voire comme chasseurs professionnels (après réglementation de la chasse et gestion des populations animales) ou captureurs d'animaux pour les parcs zoologiques, ou encore comme guides, pisteurs et gestionnaires de réserves de faune et de flore. Dans une perspective d'exploitation et d'aménagement harmonieux, d'«anthropisation» de l'écosystème forestier, les forestiers professionnels que sont les pygmées, pourvus d'un savoir faire ancestral inestimable, ont un grand rôle à jouer.
To Nomads
To Franco Zecchin Book


 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252740

Ngola, Cameroun, 1995. Au cours d'une fête. L'energie de la jeunesse... mais vers quel avenir? Sauvegarder le contact et l'équilibre avec la fôret ou bien la quitter et subir la perte d'une identité, de valeus ancestrales.

Ngola, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0029900

Salapoumbe. La musique est au coeur de la vie quotidienne. Comme les outils, les instruments restent à la portée de tous et ces enfants apprennent, en s'amusant, à jouer du tambour mokinda.

Salapoumbe, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252661

Salapoumbe. Danse rituelle pygmée.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252640

Lokomo. Dans l’intimité de la hutte. Choyé, entouré d’une grande tendresse, le petit enfant est aussi beaucoup câliné fans le bras de son père.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252645

Tembe. Etrange... mais ces silhouettes ne sont qu'un jeu tout à fait pacifique d'autoportrait par les enfants.

Tembe, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252642

Ngola. Le raffinement des savoirs écologiques : pour trouver du miel, une méthode consiste à observer l’oiseau « indicateur » qui virevolte près des ruches sauvages nichées à une trentaine de mètres, dans la voûte des grands arbres.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252746

Ngatto, Cameroun, 1995. La hutte, qui dure le temps d'un campement, est construite par les femmes. C'est une véritable vannerie, avec une armature de tiges entrecroisées, puis recouverts de larges feuilles de Marantacées.

Ngatto, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252663

Mikel. Traquer les poux est un passe-temps favori lorsqu’on se repose au campement.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252698

Salapoumbe, Cameroun, 1995. Pygmée posant un piège.

Salapoumbe, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252664

Mikel. La pêche, activité moins importante que la chasse ou la collecte, est surtout pratiquée par les femmes, qui emploient des poisons extraits de plantes ou assèchent les méandres de petits marigots.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252639

Salapoumbe, Le bébé partage très tôt la vie de tous, comme ici les jeux et la joie des enfants avec sa jeune sœur. Toujours porté sur la hanche avec une bandoulière en peau, en tapa d’écorce ou en tissu, il accompagne aussi partout sa maman.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252643

Libongo. Cet homme joue de la harpe-cithare bogongo, qui accompagne souvent des chants d’amour. Sa maison, en chutes de planches, dénote la proximité d’une scierie où il découvre épisodiquement le travail salarié.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252721

Lokomo. C’est un singe, se déplaçant à une vingtaine de mètres dans la cime des arbres, que le chasseur vise avec son arbalète. La flèche empoisonnée aura un effet foudroyant.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252657

Salapoumbe. Restés au campement sous la surveillance d’un vieillard, les jeunes enfants passent leur temps à jouer en attendant que leurs parents reviennent de forêt avec nourritures et friandises.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252659

Ngola. Cet arc musical révèle l’ingéniosité des Baka, comme des autre Pygmées, à tirer parti de la nature. Une tige de bois, une liane et une feuille suffisent pour fabriquer cet instrument joué par les femmes.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252737

Ngatto, Cameroun, 1995. Le commerce de la viande de chasse, le long des pistes empruntées par les marchands et les exploitants forestiers, a remplacé le troc traditionnel avec les villageois. Ici, un singe à vendre.

Ngatto, Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252744

Ngatto. Autour du feu, en attendant le retour des hommes partis récolter le miel, relever des pièges ou travailler pour un maigre salaire sur la plantation de café d’un villageois ou dans l’une des exploitations de bois qui dégradent la forêt.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252660

Ngola. Un beau butin : ce chasseur rapporte la tête du gorille tué avec leur fusil prêté par un villageois agriculteur. Traditionnellement, les Pygmées chassaient gorilles et éléphants armés de leurs seules sagaies.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252705

Salapoumbe. Avec la sédentarisation, les campements quittent le sous-bois et sa douce lumière pour s’installer en lisière de forêt. Les rangées de cases rectangulaires remplacent petit à petit le traditionnel cercle des huttes.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252712

Lokomo. Une antilope capturée avec un piège dans la forêt. La maison de Baka est dans la forêt, et son avenir est étroitement lié à celui de son environnement naturel, qui souffre actuellement de l'assaut de l'industrie du bois et du développement agricole.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252745

Ngola. Emotion au cours d’une cérémonie de circoncision, qui constitue pour les jeunes gens l’une des marques du passage à l’état adulte.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0252671

Tekele. Albert Djadjolo montre sa carte d’identité. Les Baka vivent le début d'un vaste changement. Bien qu'il soit encore rare qu'ils soient entièrement sédentaires, leurs activités nomades sont de plus en plus brèves et leurs séjours au bord de la forêt prés des villages s'allongent. Ils sont maintenant fréquemment employés en tant que travailleurs agricoles.

Cameroun - 05/05/1995

 

Franco Zecchin / Picturetank ZEF0661999

Tékélé, Salapoumbe district. Parties au petit matin pour une promenade de collecte en forêt, les femmes rentrent au camp les hottes lourdement chargées de bois de chauffage, de champignons, de brèdes et de fruits.

Tékélé, Salapoumbe district, Cameroun - 01/05/1995



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